dans le désert des
oubliés
L'un, sans dents, aboyait sans cesse et transpirait de mordre qui de
droit oserait le faire courber dans sa puanteur.
l'autre, aurait pu etre connu pour ses longues dents noirâtres qui
le forçaient à un sourire ignoble et permanent.
Sans intention
tous deux faisaient mal à voir.
Leurs apparences,
si FICTION DETRUITE, REFlétaient LA LIMITION DU GRATIN qui ne les soupesait
guère que par cette différence isolante.
UNE FRATERNITé
VILAINE ET ROUGE LES CONDUISIT à faire un brin de vie ensemble.
Dans ce bouquet
de rien, ILS PURENT régurgiter LEURS ANTINOMIES ;
oh BLATTES MOLLES
COMME vous VOUS Esclaffiez SOUS LES Soliflores ARGENTés DE leurs NUITS blanches
en gravissant ces Allongés qui, sur de menus bancs bleus glacés, comptaient les
arcs en lune dans leur obscure misère en essayant tant mal que bien de trouver
un repos réfuté !
Ils se séparèrent
un matin de crasse, attirés par le miroir de la solitude des tristes où se
reflète la faute aux autres.
On ne les revit
plus jamais ensemble dans leur somptueuse mendicité.
Chacun suivit sa trajectoire et alla s’écraser,
silencieux, dans le désert des oubliés.